Restaurant Kura, ou comment éveiller vos papilles

Publié le par Harumi

Bonjour à toutes et à tous les gourmands. Je reviens aujourd'hui avec une petite pépite, enfin plutôt énorme la pépite, je dirai même plus incontournable. Mais trêve de blabla, je vais tout vous avouer.

Kura, un beau petit restaurant japonais du seizième, mais hors du territoire trop plein de la rue sainte Anne. Ce qui lui permet entre autres un peu d'espace, et même une terrasse pour les beaux jours. Kura c'est du japonais oui, mais avec une belle carte de variétés, bien entendu du poisson, mais quel poisson! Mais pas seulement, vous pourrez tester entre autres, un sukiyaki, chose suffisamment rare sur l'hexagone pour être mentionnée.

L'ambiance? Un restaurant sobre, élégant, des serveurs souriants au petit soin, une salle traditionnelle (tatamis, cloisons japonaises), une salle classique, et un comptoir pour voir officier les chefs.

Maintenant venons en au fait, nous, nous n'y sommes pas allés pour plaisanter, alors gogogo sur le menu Kaiseki du chef. Vous avez le choix entre trois plats principaux, pour le reste tout est compris. (hors boissons pour notre menu) Distribution des serviettes chaudes, puis arrivée du hors d'oeuvre, non mentionné sur le menu, mais une véritable surprise culinaire. Il s'agit d'un flan au foie gras assaisonné d'une sauce soja sucrée, ciboulette et de yuzu confit. Je ne suis pas une adepte du foie gras cuit, et pourtant, rien à redire, l'équilibre est là, absolument pas écoeurant, bien au contraire, fondant, goûteux. Une délicieuse mise en bouche.

Flan de foie gras au yuzu arrosé de sauce soja sucrée.

Flan de foie gras au yuzu arrosé de sauce soja sucrée.

On enchaine sur l'entrée numéro un: un carpaccio de saint Jacques et son caviar, agrémentée de yuzu en zestes. L'assiette transcende le plat en véritable petit bijou. Rien à redire sur la fraicheur des coquillages, et le caviar, découverte pour tous les deux, nous a ravi. Point trop salé, il apportait la balance aux saint-Jacques plus légères. Et le yuzu permettait une belle harmonie. En somme un plaisir tant pour les yeux que pour les papilles.

Carpaccio de Saint-Jacques au caviar et zestes de yuzu
Carpaccio de Saint-Jacques au caviar et zestes de yuzu

Carpaccio de Saint-Jacques au caviar et zestes de yuzu

La seconde entrée est un potage de topinambours, surmonté d'une tsukune de poulet (boulette japonaise), émincé de poireau, feuille de shiso, le tout parsemé de généreux copeaux de truffe noire italienne. La soupe est chaude, bien épaisse et savoureusement parfumée sur la note d'artichaut que répand le topinambour mêlée à la délicatesse de la truffe. La tsukune apporte d'avantage de texture, et se marie très bien avec le poireau cru et la petite touche de shiso.

On n'en laisse plus une goutte, et s'il y avait eu du pain...

Potage de topinambour, tsukune et truffe. (désolée pour le petit trou dans la soupe, mais dur dur de se retenir pour prendre une photo!)
Potage de topinambour, tsukune et truffe. (désolée pour le petit trou dans la soupe, mais dur dur de se retenir pour prendre une photo!)

Potage de topinambour, tsukune et truffe. (désolée pour le petit trou dans la soupe, mais dur dur de se retenir pour prendre une photo!)

Place au sashimis de thon et dorade. De beaux morceaux de poisson, très frais, qui fondaient sur la langue. En bonus, une feuille de shiso pour relever le tout!

Sashimis de thon et dorade sur feuille de shiso.
Sashimis de thon et dorade sur feuille de shiso.

Sashimis de thon et dorade sur feuille de shiso.

Place au plat principal, le mari n'a pas résisté aux sushis, pour ma part j'ai voulu tenter le lieu jaune et sa sauce au miso, car je ne suis pas fan du poisson cuit en général, mais je sais que si quelqu'un peut me le faire aimer, ce sera un chef cuisinier japonais. Et j'ai bien eu raison, le plat était une pure merveille! Le poisson ultra frais, cuit à la perfection, la chair était bien ferme, et la sauce, aaaah la sauce, je suspecte un peu de bisque de homard de s'y être glissée dedans ;). Il était accompagné d'un bol de riz, et d'une soupe miso. Le riz m'a bien aidé à éponger le maximum de cette superbe sauce, il était bien cuit également et en parfaite quantité.

Le mari quant à lui eut droit à un beau plateau de sushi comprenant notamment de l'anguille, poisson qu'il avait hâte de tester, du saumon cru et ses oeufs, du saumon mi cuit, une crevette éventrée par le dos, daurade, thon et chinchard. Le tout accompagné d'une soupe miso. Je n'ai pas eu le droit d'y goûter, vous pouvez vous en douter, mais il m'a confirmé qu'ils étaient bien bien bons.

Mention ultra bien pour les assiettes, vraiment magnifiques.

Lieu jaune, sauce au miso, assiette de sushis.
Lieu jaune, sauce au miso, assiette de sushis.Lieu jaune, sauce au miso, assiette de sushis.
Lieu jaune, sauce au miso, assiette de sushis.

Lieu jaune, sauce au miso, assiette de sushis.

Place aux desserts: tout d'abord ananas poché à la menthe surmonté d'un biscuit croquant, d'une confiture au yuzu, et d'une quenelle à la banane, agrémenté d'une belle tige de chocolat.

Ensuite, nous avons droit à un adorable mont blanc au thé matcha, et sa boule de glace au yuzu très parfumée, accompagnés de petites meringues pour le croquant.

Le tout était très bon, et pas trop sucré. Il n'en restait pas une miette.

Il y eut aussi une petite assiette de chocolats au thé matcha, mais ils ont été engloutis avant que l'appareil photo ne fasse son oeuvre. ^^"

Les deux desserts.
Les deux desserts.

Les deux desserts.

Tarifs du restaurant Kura

Tarifs du restaurant Kura

En somme, il est plus que certain que nous y retournerons, entre l'accueil ultra attentionné, les plats d'une qualité et d'une beauté remarquable, le tout pour un prix très raisonnable au vu de la rareté des produits: 59 euros le menu comprenant tous les plats précités. Possibilité d'y ajouter avec suppléments du caviar, ou d'opter pour un menu boissons comprises, incluant un alcool adapté à chaque plat.

Vous avez des menu plus classiques le midi pour une vingtaine d'euros, autour des sushis, et l'été un menu bento à manger en terrasse. De plus, leur carte de whiskies inclus de beaux Nikkas de 20 ans d'âge.

Ps: les toilettes sont japonaises ;)

KURA

56 Rue de Boulainvilliers,

75016 Paris

01 45 20 18 32

www.kuraparis.com

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